PALMARES COURSE DE COTE DE DUNIERES

 

 

1968

ADAMTHVAITE

1992

TARRES Marcel

1969

TARDY

1993

NERGUTI Nany

1970

BETEMPS

1994

DEBIAS Christian

1971

STAIANO

1995

DEBIAS Christian

1972

MIEUSSET Jimmy

1996

BOCCARD Daniel

1973

MIEUSSET Jimmy

1997

BOCCARD Daniel

1974

MAUBLANC Pierre

1998

BOCCARD Daniel

1975

MIEUSSET Jimmy

1999

BOCCARD Daniel

1976

MIEUSSET Jimmy

2000

CHAMBEROD Bernard

1977

PIGNARD Michel

2001

REGAL Lionel

1978

SOURD Marc

2002

CHAMBEROD Bernard

1979

TARRES Marcel

2003

CHAMBEROD Bernard

1980

TARRES Marcel

2004

CHAMBEROD Bernard

1981

TARRES Marcel

2005

REGAL Lionel

1982

TARRES Marcel

2006

REGAL Lionel

1983

TARRES Marcel

2007

REGAL Lionel

1984

TARRES Marcel

2008

PETIT Sébastien

1985

TARRES Marcel

2009

REGAL Lionel

1986

BOCCARD Daniel

2010

REGAL Lionel

1987

TARRES Marcel

2011

SCHATZ Nicolas

1988

TARRES Marcel

2012

SCHATZ Nicolas

1989

TARRES Marcel

2013

SCHATZ Nicolas

1990

TARRES Marcel

2014

PETIT Sbastien

1991

DEBIAS Christian

2015

SCHATZ Nicolas

   

2016

SCHATZ Nicolas

Le rallye Monte-Carlo s'élançait de Dunières, il y a tout juste 30 ans ( 2005)

 

voir aussi la vidéo https://www.youtube.com/watch?v=OHvPGGsdixI

 

 

 

Si à Dunières, pour le direct, la neige avait fondu, à Saint-Bonnet-le-Froid, elle était encore bien présente.

Dimanche 27 janvier 1985. Il est 14h38 très précisément lorsque un bruit sourd retentit dans le bourg de Dunières. Au volant de sa monstrueuse Quattro, au bruit caractéristique du cinq cylindres Audi, Stig Blomqvist s'élance. Nous sommes en direct à la télévision, sur TF1 et le commentateur, Bernard Giroux, assure le décompte avant le départ cette épreuve spéciale, la première du rallye Monte-Carlo 1985. Un prologue qui emprunte le tracé exact de la course de côte de Dunières,comptant pour le championnat de France de la montagne. C'était il y a tout juste 30 ans.
Cette année là, le rallye Monte-Carlo allait mettre le département de la Haute-Loire sous les feux de la rampe. Si l'épreuve spéciale de Saint-Bonnet-le-Froid, une boucle célèbre pour la neige bien souvent rencontrée par les concurrents, était bien entendu au programme, ce prologue a Dunières (juste avant Saint-Bonnet) était une grande première à l'époque. Et à plus d'un titre.

"Organiser une spéciale en direct à la télévision, sur TF1, un dimanche après-midi, c'était du jamais vu" analyse aujourd'hui Louis-René Verline. En 1985, il était alors président de l'ASA (association sportive automobile) Forez. "Et comme le rallye Monte Carlo partait de Saint-Etienne, avec l'arrivée des parcours de concentration, nous avions mis en contact la mairie de Saint-Etienne et l'Automobile Club de Monaco (ACM) qui organisait le Monte-Carlo. Certains de nos licenciés, des pilotes, avaient contacté Monaco. Quant à TF1, c'est l'ACM qui les avait fait venir". Effectivement, TF1 avait déployé "les grands moyens" pour assurer ce direct qui se présentait alors comme "une grande première mondiale à la Télévision".
Au moins10 000 personnes
En tout, sept caméras avaient été installées le long des 2 270 mètres de l'épreuve. Une distance courte pour du rallye, mais parfaite pour une couverture en directe. Si la neige avait compliqué l'installation des énormes moyens de la société de production, elle avait en revanche fondu pour le départ du rallye. "Tout était enneigé et verglacé quelques jours avant et puis le samedi, la veille du départ, le temps a tourné et tout a fondu d'un coup. Il ne restait qu'un peu de neige dans les fossés", se souvient le président du comité de fêtes. Qu'importe pour le spectacle, malgré l'absence de neige, les spectateurs étaient bien au rendez-vous et dans son compte-rendu du lendemain, L'Eveil de la Haute-Loire évoque au moins 10 000 spectateurs présents à Dunières. Mais combien étaient devant leur poste de télévision pour suivre l'évènement ? Bien difficile de le savoir aujourd'hui… Il faudra tout de même l'intervention des gendarmes pour que tous les concurrents puissent se frayer un passage et arriver à temps pour le départ du rallye à Dunières. "Dans le bourg, il y avait des voitures de partout. Il y avait aussi beaucoup de camping-cars qui étaient arrivés pendant la nuit pour dormir à Dunières. Le matin, on avait été obligé de faire appel à un paysan avec un tracteur pour enlever les voitures qui gênaient" . 
Une heure de direct
La retransmission en direct avait duré une heure environ. Plusieurs dizaines de concurrents avaient pu monter sous l'oeil impitoyable des caméras. Sur le plan sportif, c'est l'illustre Finlandais Ari Vatanen qui avait signé le meilleur chrono sur la pente de Malataverne (le village à l'arrivée) avec un temps de 1'22''90. Avec sa Peugeot 205 Turbo 16, le Finlandais avait ensuite remporté le rallye après une folle remontée et de surprenants rebondissements. Il avait aussi heurté des spectateurs (faisant deux blessés légers) près de l'arrivée de la boucle de Saint-Bonnet sur la neige. A l'époque des fameuses groupes B, l'engouement suscité par le rallye se faisant hélas au détriment de la sécurité. 
Dans le prologue de Dunières (retransmis en léger différé pour les spectateurs de Saint-Bonnet), la palme du spectacle était revenu à Timo Salonen, lui aussi au volant d'une Peugeot 205 T16.  Le Finlandais (sacré champion du monde cette année là) était parti en pneus cloutés (en prévision de la spéciale partiellement enneigée de Saint-Bonnet-le-Froid). Mais sur le tracé humide de Dunières, les pneus clous n'offraient guère d'adhérence et le Finlandais avait réalisé de belles glissades et un très mauvais chrono. D'autres illustres pilotes avaient également été très encouragés à Dunières comme Bruno Saby ou la talentueuse Michèle Mouton, tous deux sur des 205 T16. Jean-Claude Andruet, avec sa "petite" Citroën Visa 1 000 Pistes (4 roues motrices) avait également étonné malgré une puissance très limitée.

 

Article publié le 21/01/2015 à 15:44
Auteur : Rédaction L'Eveil

 

 

 

Et si Dunières m'était conté C'était en 1968, Maurice et Auguste Mourier s'en souviennent très bien...C'est autour d'eux que tout a commencé, au sein du Syndicat d'initiative, l'actuel comité des fêtes, qui se chargeait de l'organisation en partenariat avec l’Association Sportive Automobile (ASA) Velay Auvergne. " Un soir de réunion, nous nous sommes retrouvés autour d'une table et nous avons lancé le projet " se souvient Auguste Mourier, lui-même ancien pilote occasionnel à l'époque. Avec Maurice Mourier, Aimé Pochon, Max Pochon, Mme Maniolloux et Ninette Crozet, ils mettront sur place le tout  premier "slalom" ,comme on l'appelait à l'époque, de Dunières. Et le tracé ne changera jamais. Un mort pour la première édition " Le matin se déroulaient les essais et l'après-midi la course. A l'époque, tout le monde pouvait participer et nous avons même dû refuser du monde! " La course de côte de Dunières était née. Pour la petite histoire, c'est un certain ADAMTWAITE qui s'imposera en 1'28"7 sur une Morris Cooper. On est loin de l'actuel record détenu depuis 2002 par Lionel Régal en 1'02"005. Mais cette première édition laissa un goût amer aux organisateurs. Un jeune stéphanois sortira de la route au volant d'une Simca Coupé 1200 S. " Il avait eu un grave accident juste avant et il était sorti de l'hôpital depuis une semaine. Sur la ligne de départ, j'ai vu qu'il avait l'air tendu... " La voiture finira sa course enroulée autour d'un arbre et il faudra qu'une dépanneuse et un camion de pompiers tirent la voiture dans le sens opposé pour dégager la victime qui décédera quelques jour plus tard. Les conditions d'organisation de l'épreuve ne seront jamais mis en cause, mais la sécurité des pilotes dans les autos n'avaient rien à voir avec les conditions actuelles. L'année suivante des glissières de sécurité seront installées. «A l'époque, les gens venaient courir avec leur voiture de tous les jours. Il n'y avait ni arceau de sécurité, ni extincteur dans les voitures, pas même de ceinture de sécurité. Seul le casque était obligatoire " rappelle Maurice Mourier. Lors de la deuxième édition, l'ASA Forez prendra le relais aux cotés des bénévoles dunièrois avec la rigueur et la structure pour organiser une épreuve de ce type. Et la course connaîtra un engouement croissant. Dès 1970, les monoplaces feront leurs apparition et trusteront les victoires. " Pour faire venir les pilotes nationaux; il fallait faire du chantage à la prime. En 1972, on offrait 5000 Francs au vainqueur. En comparaison en 2006, on lui donnera 1230 € (soit 8068 Frs)". Mais le spectacle en valait la peine, l'essentiel des plateaux de l'époque était composé de propulsions. " C’était beaucoup plus spectaculaire, les voitures glissaient et occupaient toute la route ". Un rapide coup d'œil sur une liste d'engagés de la fin des années 70 suffit à comprendre : une quarantaine de Simca 1000 Rallye, des Escort RS 200, Opel Kadett GTE, Porsche, Renault 8 Gordini, R 5 Turbo... Celles-là même dont  l'avenir est aujourd'hui compromis. Mieusset, Tarrés, Boccard et les autres.... De toute ces années passées à l'organisation, Auguste et Maurice Mourier gardent en mémoire un grand nombre d'anecdotes. " Une année, la course a été interrompue par un orage à tout casser, les derniers concurrents ne sont même pas partis. Je me souviens aussi de la sortie de route de Marcel Tarrés, poursuivit Auguste Mourier. C'était dans les années 80, lors de la dernière montée, il était sorti et avait fauché un commissaire. J'étais avec un médecin du SAMU et nous allions quitter notre emplacement lorsque la sirène a retenti. On est parti en voiture sur le circuit mais nous ne savions pas que les gens avaient envahi la route... Lorsque je suis sorti d'un virage, je me suis retrouvé avec 200 personnes justes en face. J'ai eu la peur de ma vie..." Marcel Tarrés, lui, s'en ressortira indemne et gagnera la course grâce à l'addition des deux meilleurs temps. Le commissaire fauché s'en sortira avec une jambe et une cheville cassées. " Trois grands pilotes ont marqués l'histoire de la course de côte de Dunières, insiste Maurice Mourier. Il y a eu Jimmy Mieusset, Marcel Tarrés et Daniel Boccard. Ils ont dû remporter l'épreuve 5 ou 6 fois chacun et autant de titre de champion de France! Mais à l'époque, c'était presque ennuyeux, un peu comme la F1 aujourd’hui..." Et l'on pourrait allonger la liste avec un certain Bernard Chambérod... En 1987, deux ans après l'épisode "Monté Carlo", un nouveau revêtement est posé. En 1989, la course de côte de Dunières passe en première division du championnat de France de la Montagne avant de redescendre l'année suivante. La manche dunièroise réintégrera l’élite en 1994 pour y rester définitivement. Aujourd hui les bénévoles reconnaissent volontiers qu'ils ne gagnent plus de l'argent avec la course comme auparavant. Ils évoquent pour cela " la multiplicité des épreuves ". A Dunières, question innovation, les idées ne manquent pas pourtant et pendant plusieurs années les camions feront leur apparition en course! L'organisation demeure assez lourde et il faut près de 200 bénévoles pour assurer la mise en place de l'épreuve. La municipalité de Dunières apporte son soutien et les employés communaux sont sollicités 15 jours avant l'épreuve! " Même les riverains n'hésitent pas à vider leurs garages pour que les pilotes et leurs voitures puissent venir s'installer durant le weekend end de la course. Certains pilotes ont ainsi leur garage attitré. «Pour Maurice, " nous sommes très fier que Dunières soit la dernière épreuve du championnat de France de la Montagne organisée avec un comité des fêtes." Une organisation jugée comme la " quasi perfection " dans un rapport de l'an passé. Depuis 5 ans, c'est L'ASA Val D'Allier qui gère tout l'aspect sportif de la course. Article de Presse tiré de La Gazette de Juillet 2004

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Course de cote dunieres